Biographie du docteur Roger Vittoz

Vittoz

Roger Vittoz est né à Morges, sur les bords du Lac Léman le 6 mai 1863.

Issu d’une famille de 5 enfants, son père, David, professeur d’histoire, après quelques années passées en Angleterre, épouse Elise Marguerite DUTOIT qui était une amie d’enfance. Madame VITTOZ témoignant au sujet de la mère de son mari, la décrivait comme une femme très intelligente, d’esprit distingué et très élevé. Le frère de Roger, qui était pasteur, lui rend ce beau témoignage : « personnalité admirable, d’une douceur exquise, alliée à une grande énergie ». Madame VITTOZ mère, eut une grande influence sur son fils Roger. Après la naissance de leur première fille, le couple revient en Suisse et s’installe à Morges, où ils ouvrent une maison d’accueil pour les jeunes gens étrangers. C’est à Morges que naîtront 4 autres enfants, deux autres filles et deux garçons dont Roger (Roger Henri Melling VITTOZ)

Roger Vittoz a été élevé dans une éducation protestante rigoureuse mais ouverte.

Il a fait ses études au collège de Morges puis passe son baccalauréat à Lausanne. Très tôt il manifeste son attirance pour la médecine, il commence son cursus médical à Lausanne pour le terminer à Genève, il fut reçu Médecin en décembre 1886.
Pendant 2 années, il exerce à l’hôpital cantonal de Lausanne. Il attrape une scarlatine très grave qui l’oblige à quitter la rudesse des villes et prend un poste de médecin de campagne dans le canton de Neuchâtel dans un village en pleine montagne : la Brévine.
C’est à la suite de ses problèmes de santé qu’il commence à réfléchir et à expérimenter sur lui-même ce qui devait être plus tard sa Méthode …. Il reste 7 ans à la Brévine puis s’installe aux Verrières, là il développe à côté de son travail de généraliste, son activité auprès des psychasthéniques.

C’est à cette époque qu’il s’intéresse à l’hypnose, le professeur FOREL qui le trouvait excellent, lui envoie ses malades les plus difficiles.

Malgré son succès, Roger VITTOZ n’est pas satisfait de l’hypnose, les succès sont passagers et les malades dépendent de leur thérapeute plus qu’ils ne se prennent en charge eux-mêmes.

Sa maladie et ses réflexions lui donnent la conviction que l’être humain a les capacités de surmonter ses difficultés pourvu qu’on lui donne des outils appropriés. Il a connaissance de la méthode de son confrère Bernois, le Dr DUBOIS, mais cela ne semble pas suffisant : il ne suffit pas de dire aux neurasthéniques il faut vouloir encore faut-il-leur donner les moyens de vouloir : il veut une méthode curative et pas seulement palliative.

En 1904, il s’établit à Lausanne, tout en recevant de nombreux malades, il réfléchit, peaufine la méthode Vittoz, l’expérimente d’abord sur lui-même. En 1906 il découvre les vibrations cérébrales. Dès lors il peut reconnaitre l’état du cerveau (angoisse, incontrôlée) et par des exercices, aider le patient dans l’apprentissage du contrôle de son propre cerveau pour le ramener à l’état de calme, c’est toute l’originalité de la Méthode Vittoz.

Roger Vittoz voit sa réputation grandir et des patients venir de toute l’Europe, si bien que le Rapide qui venait de Paris et s’arrêtait aux Verrières, sur son trajet, fut appelé le train Vittoz.